| 09 août 2004 - Par Patrick Schmid et Achim Roos |
MSI fait ce qu’aucun autre constructeur n’a fait avant lui en lançant un produit DVD/CD-RW avec une interface SATA. THG l’a examiné afin de déterminer quelles étaient sa vitesse de transfert, ses capacités de lecture et comment il se comportait sur les différents benchmarks.

Nous avons attendu et attendu encore. A la fin de l’année dernière, plus des deux tiers des disques durs vendus avaient des prises Serial ATA, mais le nombre des périphériques correspondants disponibles sur le marché avait à peine augmenté. Au printemps de cette année, les constructeurs de disques durs n’en fournissaient encore que de petites quantités et les constructeurs de lecteurs optiques semblaient souvent hausser les épaules. Cependant, MSI a maintenant l’intention de changer tout ça.
En fait, contrairement à ce qu’affirment de nombreuses brochures publicitaires, le Serial ATA ne donne aucun gain de vitesse en lui-même. Avec un maximum actuel de 150 Mo/s, seule l’interface en elle-même offre une bande passante supérieure au 133 Mo/s de l’UltraATA133. Il n’y a cependant encore aucun périphérique approchant la bande passante maximum de la norme UltraATA. Ceux qui sont uniquement intéressés par une vitesse de transfert plus élevée peuvent continuer à se passer du Serial ATA, à moins d’utiliser un disque dur Western Digital à 10 000 tr/min.
Pour l’instant, l’avantage du Serial ATA tient à la simplicité de son raccordement : la prise est protégée contre les inversions de polarité et le problème d’avoir à faire une configuration maître/esclave sur un simple canal est une chose du passé, car un seul disque et un seul peut être connecté à un port SATA. Par ailleurs, l’entrelacement de câbles à l’intérieur du boîtier est visiblement réduit, ce qui permet de mieux voir où on en est et surtout facilite la circulation de l'air.
Les futures générations de Serial ATA seront non seulement capables de gérer jusqu’à 300 Mo/s par port, mais intégreront aussi une fonction appelée « Command Queuning ». Si le contrôleur et le driver le permettent, un périphérique unique peut réorganiser les nombreuses données qui arrivent d’une façon optimale pour sa configuration interne (disque ou disque magnétique). Cette technologie est également pertinente pour les lecteurs optiques, car cela permet d’éviter les vibrations superflues dans le système de lentilles et les fluctuations des temps de latence dues à la rotation.
Toutes ces discussions n'est cependant que de la théorie et nous allons par conséquent accorder notre attention à l’innovation présente : nous parlons ici du premier lecteur/graveur DVD avec une interface Serial ATA. Ce qu’il y a de surprenant, c’est qu’il ne vienne pas d’un fabricant de lecteurs traditionnel comme Toshiba, Sony ou Pioneer. Effectivement, le pionnier est cette fois MSI avec le XA52P. Nous l’avons examiné pour vous.
< 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 >
| VOIR AUSSI | les news [de la semaine] - [du mois] |