Pas de fioritures inutiles avec ce joystick : la boîte du Extreme 3D Pro ne contient que le joystick dans son enveloppe plastique et un CD de drivers. On n'en demande pas plus. On installe les drivers, on branche le joystick, on redémarre, et magie Windows XP oblige, tout est reconnu sans problème. Aucun souci à ce niveau là, donc.
Une fois le tout installé, penchons-nous un peu sur le look de la bête. Il n’est pas beau, c’est un fait, avec ses couleurs gris-noir sans originalité, mais qu’importe. Le Extreme 3D Pro n’a pas été conçu pour faire de la figuration sur un bureau, mais pour être pratique. Son pied massif et inesthétique par exemple est un modèle de stabilité. Lourd sans être pesant et disposant de patins en caoutchouc, il faudra tirer sur le manche comme le dernier des bourrins pour le décoller du bureau. Louons également la bonne qualité des plastiques : bien loin devant ce que l’on trouve chez Saïtek par exemple, ils sont doux au toucher, ne procurent pas de sensation désagréable et ne font trop suer. On oublie rapidement que l’on tient un joystick, et c’est bien là l’essentiel.
Le manche pour droitier se révèle également très bien conçu, avec un large repose-mains. Ce dernier est disposé à une hauteur qui convient même aux plus petites mains. Les boutons tombent parfaitement sous la main, y compris les quatre boutons et le chapeau chinois à huit directions du pouce qui sont atteignables sans fatigue, même au bout de quelques heures de jeu. Enfin, le manche est dur et précis : un vrai plus pour ceux qui veulent jouer à des simulations. Comble du bonheur, il dispose d’un axe rotatif. L’amplitude de cet axe Z est faible, mais il a le mérite d’exister, et se révèle toujours très pratique dans de nombreux jeux.
Soyons clairs : ce produit ne conviendra pas aux joueurs désirant acheter un joystick pour jouer de façon optimale à des simulations telles que Flight Simulator ou IL 2 Sturmovik. En revanche, pour les simulations spatiales ou tout autre jeu d’arcade nécessitant un joystick, il est simplement parfait. 12 boutons, tous reconnus dans tous les jeux que nous avons testés : c’est souvent bien plus qu’il n’en faut pour s’en sortir. De même, une petite commande de gaz très bien placée permet d’assurer le minimum pour les simulations. Les seuls défauts que nous avons pu relever se trouvent sur les forums : beaucoup de joueurs se plaignent de voir le joystick se désaxer au bout de plusieurs mois. Une chose que nous n’avons évidemment pas pu vérifier pendant le test. Il se peut malgré tout que ce défaut ne se retrouve que sur les premières séries.
Au final, nous avons là un joystick complet, robuste et pas cher. Au prix conseillé par Logitech de 40 € (mais que l’on trouve facilement sur les sites de vente en ligne à 30 €), il est actuellement ce qui se fait de mieux en terme de rapport qualité/prix. Joueurs fauchés amateur de simulation spatiale, ce joystick vous est destiné.