Optoma propose un cadeau de Noël des plus surprenant : 1499 euros pour un vidéoprojecteur Full HD. Ce prix semble assez incroyable alors que les défenseurs du camp tri-LCD viennent de proposer leurs nouveaux modèles à 2790 euros. Comme les miracles n’existent pas sur la planète vidéoprojection, nous allons regarder de plus près ce que vaut le HD800X.
L’habit ne fait pas le moineLe HD800X reprend la coque blanche nacrée des HD81 et 80. Elle est à la fois sobre et design pour une intégration dans un salon. L’optique excentrée intègre des bagues chromées permettant de régler la mise au point et le zoom. Malgré le prix de l’HD800X, Optoma fournit quelques câbles comme un câble vidéo composite, un câble RS232 et aussi adaptateur Péritel et un adaptateur VGA/DVI (pour entrée Péritel). Il y a bien sûr une télécommande rétroéclairée fonctionnelle et de prise en main rapide. En terme de composants, certains sont communs à plusieurs modèles de la marque. Ainsi l’optique, la caisse, la connectique ou encore l’iris dynamique et la lampe sont identiques. Cependant la puce et le traitement vidéo sont différents. En théorie, ce vidéoprojecteur offre des performances intéressantes avec un taux de contraste annoncé est de 5000 :1 (iris dynamique enclenché), une luminosité de 1200 Lumens. On trouve aussi des technologies comme le traitement de l’air O2 Air qui nettoie l’air polluée. On retrouve aussi l’Image AI 2 qui améliore le temps de réponse de l’iris automatique et enfin le True Vivid pour une amélioration de l’image par des filtres et correcteur numérique de tous types. Bref rien de bien incroyable mais qui correspond bien au positionnement prix de ce modèle.

Le bien Voici nos impressions avec quelques-uns des meilleurs DVD et Blu Ray disponibles sur le marché. De même quelques heures de jeu, nous donnerons une bonne idée des performances ludiques de ce vidéoprojecteur si alléchant.
Le DVD aujourd’hui est mis à mal par les lecteurs HD. Les images venant d’un lecteur de DVD sont certes assez belles, mais présentent pas mal de défauts qui passent souvent mal sur un vidéoprojecteur. Pour corriger tous ces petits problèmes visuels, le traitement vidéo est très important. Malgré le fait que le HD800X n’ait pas fait le focus sur le point, les DVD s’en sortent réellement bien. Le bruit vidéo est assez peu visible et les défauts de compression ne sont pas non plus légion. Par défaut, l’ensemble manque un peu de netteté, mais en poussant le réglage et en améliorant les contours, on reprend vite la main. La fluidité des travellings est impeccable. Le taux de contraste et les couleurs chaudes donnent une belle impression de vie aux personnages et aux paysages. Ces visionnages ont été effectués sur des tailles d’écran allant de 1.8 à 2.4 mètres de base. Étant donné la puissance de la lampe et l’optimisation de son flux lumineux, il est ressorti que l’optimum en terme de luminosité sera obtenu autour de 1.90 mètre. C’est déjà une belle taille, mais avec des sources Full HD on aurait aimé un peu plus.
Avec les sources Full HD, telle que console de jeu ou lecteur de salon, on doit logiquement retrouver les mêmes défauts et avantages qu’avec nos DVD tout en gagnant nettement en piqué et en réalisme. Ce sera effectivement le cas, si l’on pousse le réglage de la netteté pour tirer parti de la finesse d’image de la source. On assiste alors à la magie de la vidéoprojection Full HD sur grand écran. L’image est superbement définie, les gros plans ainsi que les grands paysages sont très détaillés. Cette netteté globale de l’image donne une réelle impression de profondeur. Niveau fluidité c’est tout aussi bon, on n’a pas vu le moindre ralentissement. Pour le contraste c’est très bien, la technologie DLP est clairement en avance sur les tri-LCD sur ce point, même si ce n’est pas le meilleur que l’on ait observé.
Au niveau définition, le HD800X diffuse une image cinéma, donc douce. Si vous préférez plus précis, plus informatique, il faudra pousser, le niveau de netteté. Les plans sont alors plus nets, définis et stables. Les polices à l’écran sont fines et lisibles. La fluidité des images est parfaite même si l’action s’accélère. Le bruit vidéo est encore quelques fois présent, mais cela dépend beaucoup du film. Enfin, on n’échappera malheureusement pas aux arcs-en-ciel. Ils restent maîtrisés, mais encore visibles pour les plus sensibles.
Pour un usage ludique, les consoles aiment le HD800X. Les couleurs ont bien la pêche en mode Bright, et la finesse des jeux en HD est remarquable. Tous les types de jeux en tire un bénéfice. Immersion visuelle assurée pour une simulation automobile, ou bien un FPS. Il faudra quoi qu'il en soit pour jouer dans une pièce peu éclairée pour profiter au maximum du spectacle et ne pas subir de fatigue visuelle.
Le mal Voilà pour les bons points, maintenant on va distribuer les mauvais. Tout d'abord, le noir n’est pas aussi profond que l’on aurait espéré. Selon Optoma, la puce utilisée n’est pas une DC2, ni un DC3. On peut dire que le résultat est visuellement assez proche du résultat d’une DC2. Ensuite, pour un usage Home Cinéma, le mode approprié fait nettement baisser la luminosité et optimise le taux de contraste. C’est normal, mais la luminosité est un poil juste plus surtout si l’on veut dépasser les deux mètres de base. C’est dommage, car les pixels sont invisibles en Full HD même avec peu de recul. Si l’on veut améliorer la luminosité il faudra soir enclencher le mode bright de la lampe, soit choisir le mode préréglé Brillant. La seconde solution est clairement la plus avantageuse, car pour la première, le bruit du ventilateur commence à devenir gênant. On pourrait aussi choisir le mode AI 2 qui ferme et ouvre l’iris en fonction de la scène projetée. Mais celle-ci n’apporte pas grand-chose par rapport au mode Bright et surtout donne de la voix au ventilateur. Finalement, après quelques films, on est tout e même conquis par une lisibilité des scènes sombres qui est excellente tout en conservant un bon équilibre général.
Notre avis1499 euros pour profiter des sources Full HD ce n’est pas cher payé. L’Optoma HD800X est le plus accessible de sa catégorie et même s’il n’égale pas ses grands frères, il offre des performances déjà bien suffisantes pour illuminer un écran de deux mètres de base. En cette période de Noël, la tentation sera grande de profiter d’une telle offre. Dernière petite chose, la garantie est de seulement 1 an sur ce modèle, dommage.