Le PLV-Z2000 est le nouveau vidéoprojecteur made in Sanyo doté de panneaux C2Fine D7. Étant donné la qualité de cette technologie, l’image devrait être de haut niveau. D’un autre côté, Sanyo n’a semble-t-il pas jouer la surenchère en terme de traitement vidéo, ce qui pourrait lui coûter cher.
L’âge de raison
La coque de ce vidéoprojecteur fait dans la sobriété. Couleur blanche, touché agréable, pas de boutons pro imminents ou d’autres molettes disgracieuses et surtout une trappe avant automatique qui cache l’objectif lorsque le Z2000 est éteint. C’est bien vu et très agréable quand on veut intégrer son vidéoprojecteur à un salon. Sous cette fameuse trappe, on retrouve donc l’objectif entouré de deux bagues. L’une sert à la mise au point, l’autre pour faire varier la puissance du zoom. On aurait aimé une motorisation de ces deux réglages, mais ce n’est pas bien grave. À ses débuts Sanyo, a été le premier à implémenter le lens shit sur ses vidéoprojecteurs. Depuis pas mal de concurrents les ont suivi dans cette voix. C’est donc avec satisfaction que l’on retrouve un déplacement vertical et horizontal de l’image sur ce modèle. Par contre, on aurait apprécié une évolution du principe de réglages qui n’est pas le plus pratique et le plus fin que l’on puisse trouver aujourd’hui. Pour en finir avec le tour du propriétaire, faisons un point sur les connectiques placées à l’arrière. Il y a deux HDMI 1.3a et deux YUV puis comme usuellement du svidéo, du VGA et cinch. Dernière originalité, Sanyo fournit une poire pour nettoyer les poussières qui pourraient pénétrer dans le bloc optique qui rappellons le n’est pas scellé.

Sanyo n’est plus un débutant et il semble que son expérience ait poussé le constructeur à ne pas en faire trop dans le domaine du marketing. De ce fait, les annonces techniques ne sont pas de plus exceptionnelles pour un vidéoprojecteur de ce prix. On a donc le droit à un ventilateur refroidisseur de lampe qui ne dépassera pas les 19 dB en mode éco. Ce sera donc le silence lors des projections reste à voir si en mode éco, la lampe est suffisamment puissante .On découvre aussi quelques améliorations vidéo comme le « Real Color Optical System” dont la mission est d’optimiser la gestion des couleurs. Sanyo annonce améliorer de 1100 fois la capacité de gestion des couleurs, comparé aux modèles dits ordinaires le projecteur. Enfin la restitution de couleurs est dite naturelle grâce notamment à un circuit de correction gamma 14bits. Comme vous pouvez le constater, ce n’est pas le déluge de fonctionnalités exclusivement développées par Sanyo, bien que les performances annoncées sont enviables avec notamment un taux de contraste de 15 000 :1
Tout en douceurLes lignes du Z200 n’incitent pas à l’excitation. C’est donc en toute logique, que sa mise en route se fait tout en douceur. Le positionnement s’avère facile grâce à son lens shift et un zoom puissant. On atteint sans problème les 2.5 mètres de base avec un bon 3 mètres de recul. Une fois connectée à plusieurs sources, le vidéoprojecteur se synchronise automatiquement. Quelques rapides réglages surtout pour le choix du mode approprié et tout ira pour le mieux. En mode normal, le ventilateur est présent mais pas envahissant. Quoi qu’il en soit, le bruit du ventilateur dépend du niveau choisit pour la lampe (pleine puissance, A1, A2, Eco). Ce niveau de lampe conditionne évidemment la luminosité développée par la lampe. Il faudra jouer sur ces réglages pour régler correctement l’image en fonction de la taille de son écran et des conditions d’éclairage de la salle. Associé à un iris adaptatif (mode fixe, rapide ou normal), le taux de contraste et la luminosité peuvent être correctement réglés.
On pourra aussi accéder aux sous-menus pour des réglages plus précis comme le gamma sur trois points (haut, moyen, bas) et sur chaque primaire, la teinte... Il existe 7 réglages mémorisables et 7 pré-réglés pour chaque type d’utilisation (home cinéma, jeux vidéo, TV, PC…), ce qui est amplement suffisant.
En ne touchant à rien au départ, on note visiblement un déséquilibre en défaveur du rouge et en faveur du vert. Rien de dramatique, mais cela reste suffisamment franc pour être visible à l’œil nu sur des mires. De même l’image du Z2000 est d’origine très douce. C’est surprenant pour un tri-LCD. L’image n’est pas floue pour autant, mais ceux qui aiment la précision chirurgicale devront faire un tour dans les réglages. Après quelques temps à travailler les réglages, le taux de contraste n’est pas au niveau de son principal concurrent en D7. C’est la même chose au niveau de la luminosité, qui en mode éco devient un peu juste pour un écran de 2.5 mètres de base. Il faudra de toute façon, même dans une pièce assombrie, choisir le mode A2 ou A1 de la lampe. La constatation est la même pour le taux de contraste. Même si c’est déjà très bon, la concurrence fait mieux pour le moment. Iris activé ou non c’est la même constatation et on préférera bien optimiser les réglages avec un iris fixe qui fait du bruit à l’usage en mode rapide et ne réagit pas aussi vite que l’on aurait espéré. Enfin une fois correctement calibré, les mires détaillent bien les dégradés, mais dans les derniers niveaux de noirs, les différences deviennent difficiles à percevoir.

Bien mais peu mieux faire
Pour commencer, nous choisissons quelques DVD réputés pour leurs qualités et leurs défauts. Le DVD est particulièrement sensible à la qualité du traitement vidéo. Sur ce plan, le Z2000 fait du bon travail. Il n’y a pas d’aplats de couleurs, de bruits ou de défaut de décompression. L’ensemble est absolument fluide. Si au départ l’image parait très douce, on s’y fait assez vite et cela donne un côté cinéma pas désagréable. Cependant ceux qui aiment plus de précisions et de présence, pousseront la netteté sans vergogne. Les couleurs sont chaudes et saturées et les nuances sont remarquables sur les visages par exemple. Malgré la grande taille d’image projetée, on ne note pas d’effet de grille en respectant un ratio de 1.5 x la base pour le recul. Comme nous l’avions vu au départ de nos tests, le taux de contraste est bon mais en deçà de la concurrence. Il faudra aussi passer la lampe en mode plus lumineux pour assurer assez de piquant à l’image. En restant sur le mode éco le plus bas, il faudra se limiter à 2 mètres de base. Quoiqu’il en soit, les noirs manquent un peu de profondeur même si la lisibilité des scènes sombres reste très satisfaisante. L’iris adaptatif réagit légèrement plus lentement chez le concurrent même en mode rapide, mais reste bien meilleur que les premières générations.
Pour les sources HD, on part sur les mêmes bases que pour les DVD. On gagne clairement en définition et en profondeur de champs. Ceci est tout à fait normal puisque la source correspond complètement à la matrice c'est-à-dire 1920 x 1080 P. L’image est toujours très cinéma et c’est moins gênant que pour le DVD. Cela adoucit l’image, ce qui peut plaire à certains. Pour les autres, il faudra, selon nous, une fois de plus pousser la netteté pour véritablement exploiter les sources HD. Globalement on retrouve les mêmes spécificités que précédemment au niveau du taux de contraste et de la profondeur des noirs. Les fourmillements sont quasiment inexistants et la fluidité des mouvements est parfaite.
Enfin un petit tour sur console pour terminer nos tests est nécessaire. Sans corriger les couleurs, l’image tend vers le rouge. La vitesse de réaction des panneaux LCD peu quelques fois être prise ne défaut sur des jeux extrêmement rapide. On voit alors un léger effet de rémanence. Malgré tout, on prend plaisir à jouer et on oublie vite les problèmes techniques pour se concentrer sur l’action.
Notre avis
Le PLV-Z2000 est un bon vidéoprojecteur qui a la malchance de sortir au mauvais moment. Ses résultats sont dans la bonne moyenne, il est simple à utiliser et à installer. Cependant, nous attendions plus d’une matrice D7 qui déjà fait des étincelles chez la concurrence. Malgré tout, ce nouveau Sanyo réserve de bons moments en HD mais aussi avec d’autres sources.